mercredi 2 septembre 2015

Une journée festive à montagne art … (acte 2)

Par delà le souvenir des senteurs d’altitude de ce jour d’août et sa détente conviviale ô combien appréciée par les citadins stressés que nous sommes, il y a lieu de croquer quelques repères d’artistes et animateurs qui ont répondus à l’appel fondateur de montagne art

MEHAILIA NAIMA, CONTEUSE



La magie d’Aboudid, la magie des lieux lui rappelle ses débuts. « Il y a neuf ans, dit cette belle algéroise, les pères blancs m’avaient donné trois recueils de contes populaires berbères. C’était à Michelet, Je les ai fait traduire en braille en tamazight et en arabe pour permettre leur découverte… »
Depuis, elle sillonne le pays du nord au sud, d’est en ouest…

BELAID TAGRAWLA, CHANTEUR ET ANIMATEUR RADIO


Belaid At Mejqan, de son vrai nom, est né dans un humble village de la région de la Larba Nath Irathen, où sa famille était une des rares à posséder un poste radio.
Sa carrière artistique commence au début des années 80 ;  elle est ponctuée de festivals internationaux et nationaux avec d’indiscutables succès musicaux. Ce qui ne met pas le riche parcours du chanteur à l’abri de nombreuses formes de censure…

MALIKA ATH AMAR, POETESSE



Malika Ath Amar, native de Taourirt Mokrane, a commencé à faire de la poésie en tamazight dés les années 80. 
C’est sa famille et celle de Guers Djaffar qui ont offert les repas de la première édition de montagne art et contribué à le financer.
Très sensible à la condition traditionnelle de la femme, condition difficile,  elle n’a cessé d’élaborer des chants et particulièrement l’un d’eux qu’elle a dédié à la résistance héroïque de sa mère durant la guerre de libération. Son prmier poémé lu retrace son propre itinéraire depuis l'âge de 17 ans quand elle attrapa le virus de la poésie à 17 ans... Et a terminé par un hommage à Zohra Mama...
Elle prépare un récit sur son père, Belmadani Rabah, connu sous le surnom de Paritous, pour sa publication.

SLAMANI SAID, ANIMATEUR 


Dr Slamani Said, est un chirurgien dentiste à la retraite. Ayant suivi les cours de Mouloud Mammeri dans les années 70, il a également contribué dans la presse écrite (Algérie Actualité/ El Watan)  à traiter nombre de questions historiques et de patrimoine (dont les vestiges de la région de Tirmitin). Issu d’une famille qui compte de nombreux chouhada, il prépare un essai sous forme de récit historique.
Malek Amirouche dit : « Il m’accompagne dans toutes mes activités culturelles. Il m’aide ; il me conseille. C’est comme un grand frère ».

KAHINA HADJARA, POETESSE D’ABORD, SLAMEUSE B-DERJA ENSUITE


Cette chimiste de formation publie bientôt un recueil intitulé « Mon regard dans le miroir ».
Extrait d’un de ses poèmes :

« Je t’offrirais mon temps, de seconde en seconde, tout te reviendras
Des heures durant, des jours et des semaines me baladant avec toi
Soleil, pluie, grêle cela ne m’empêchera pas de me réfugier dans tes bras
De plaisir, mais aussi de crainte, de peur qu’une autre ne t’arrache à moi »…

FARES IDIR, CONTEUR


Psychologue et conteur, vivant et travaillant à Bejaia, il allie les deux dans ses activités professionnelles. Il a participé à plusieurs festivals internationaux du conte au Liban et à Avignon.
Ici avec sa partenaire Naima Mehailia, ils content tour à tour en derja et en tamazight les aventures d’un trésor découvert par une vieille villageoise pauvre et son fils niais, nommé Bahloul…

NORA AIT MENGUELET, MUSEOLOGUE


« Je suis venue de Menaa dans la wilaya de Ghardaia où je suis directrice d’un Musée national pour découvrir le paysage légendaire de la montagne kabyle dont j’entendais parler mais où je n’ai pas vécu. Amirouche m’a appelé juste trois jours avant… Mais dés que je suis descendu du taxi à Larba Nath Irathen et que j’ai vu tous ces visages souriants, j’ai été contente d’avoir pris mon courage à deux mains pour faire ce long trajet du désert jusqu’en haut de la montagne. Sincèrement je ne regrette pas. Au contraire. Mis à part Belaid Tagrawla Je ne connaissais la plupart des artistes que de nom. Je les ai découverts en amis et je me sens comblée »…Nora Ait Menguelet au premier plan avec Nora At Brahim en noir.

IDIR BELLALI, POETE



« Je suis natif de Larba Nath Irathen et j’ai de l’émotion de me retrouver chez moi, dans un espace qui m’a vu naitre. La deuxième bonne émotion c’est quand on m’a apprit que cette espace où nous sommes a été mis à la disposition du Festival par le Dr Zizi. Ainsi de sa terre de culture nourricière, il a mis son petit domaine au service de la culture au sens de l’art et des artistes, nous qui venons d’horizons divers »

RABAH OUFERHART, CHANTEUR COMPOSITEUR.


Quarante ans de carrière avec un répertoire comprenant quelques 200 chansons…Pour l’ouverture de ce festival il chantera successivement « Oussighd arghurwen », une de ses compositions des années 2000 en hommage au public, puis « Les chemins qui montent », une chanson en hommage à Larba Nath Irathen datant des années 70… Rabah Ouferhat que l’on voit ici apposer, comme les autres artistes, sa signature sur l’affiche de montagne art est le président du syndicat des artistes de la wilaya de Tizi ouzou.

Nora At Brahim, Abderrahmane Djelfaoui et Naima Mehailia

NORA AT BRAHIM, POETESSE -CHANTEUSE



Nora a chanté à capela, merveilleusement,  une complainte dédiée aux femmes qui sortent du lot et un chant de regret sur la situation faite au pays… Elle a également lu un poème…
Pour ce qui est de cette rencontre, elle dit : « Quelque chose d’imperceptible, d’indéfinissable et de beau s’est produit tout en haut de cette nature, loin des villes, loin des commerces, loin du bruit… Et dans cette exquise nature qui nous a ouvert ses bras, le meilleur de notre nature humaine a trouvé espace et condition pour s’exprimer. C’est un moment de bonheur, difficile à expliquer… Nous nous sommes écoutés et nous nous sommes entendus, voilà tout… »



La lune au final de montagne art


La nuit tombée est bien avancée. Beaucoup des participants sont partis rejoindre leur ville d’origine. Sérénité et douceur de la nuit… L’air des crêtes embaume et les derniers des mohicans sont restés avec la montagne qui veille un rêve réalisé….

Abderrahmane Djelfaoui








2 commentaires:

  1. Merciii de nous faire participer ce joli moment de partage et d harmonie avec la nature.nous decouvrons le boheur dans les yeux de ceux qui fréquentent la montagne et cet art qui est une puissance pour ameliorer l âme humaine

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  2. Merciii de nous faire participer ce joli moment de partage et d harmonie avec la nature.nous decouvrons le boheur dans les yeux de ceux qui fréquentent la montagne et cet art qui est une puissance pour ameliorer l âme humaine

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