jeudi 9 novembre 2017

Séraidi

Du désert à Séraidi



nous allons d’infinie mémoire
en à venir navigations

des immensités  de la désolation
aux ventres vagues du monde

des sables du désert
aux plages de la Méditerranée


*

les centaines de kilomètres finis
nous voilà en hauteurs de chênes-lièges
onde feuillue de silences

le vent a si bien nettoyé
la nuit
le monde
qu’un coq
en émerge seul

roulement
d’où on se demande
quelle inconnue il enfante
au déshabillé des arbres

comme au chevet d’un aboiement
lointain




Abderrahmane Djelfaoui, texte et photographies

Poème extrait de mon recueil "Seraidi", 
dédicacé à Fouzia et Karim M.

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